Communiqué de la Fondation Frantz Fanon – Colonialité, hubris néofasciste et la violation du droit international

7 Jan 2026 | Actualités

English and español versions below :

Communiqué de la Fondation Frantz Fanon

6 janvier 2026

Colonialité, hubris néofasciste et la violation du droit international

La Fondation Frantz Fanon condamne et le bombardement que l’armée des Etats Unis a imposé à certains quartiers de Caracas et le kidnapping du Président du Venezuela élu et de sa femme.  Cet acte illicite viole plusieurs principes fondamentaux du droit international ; d’une part, le gouvernement Trump a pris la responsabilité de violer l’article 2-4 de la Charte des Nations Unies engageant les Etats à ne pas faire usage, dans leurs relations internationales, de la force ou de la menace de l’usage de la force afin de ne pas déstabiliser l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un pays. D’autre part, l’acte commis par les Etats Unis constitue une agression illégale violant l’autodétermination du peuple venezuelien garantie par l’article 1 de la Charte des Nations Unies.

Cet acte est fondé sur un grossier mensonge du Président des Etats Unis ; cela n’arrive même pas à masquer les raisons pour lesquelles il falsifie la réalité ; il est convaincu que le continent sud-américain appartient aux Etats Unis « America first » et cela passe par la main mise sur le pétrole et les ressources naturelles du Venezuela qui n’ont jamais appartenu, ni de près ni de loin, au pays qu’il gouverne. Il s’agit d’un vol tel que les Etats Unis sont coutumiers depuis l’application de la Doctrine Monroe (1823) sur l’ensemble du continent sud-américain et sur les Caraïbes. Rappelons-nous que les Etats Unis ont volé l’or contenu dans les banques haïtiennes un an avant qu’ils n’occupent Haïti (1915-1934). On pourrait à l’envi dresser la longue liste des coups d’Etat qu’ils ont organisés en Amérique du sud et dans les Caraïbes ; peu leur importe de transgresser le droit international, il leur faut assouvir leurs appétits impérialistes, si besoin par la peur ou la terreur. Le plus important a toujours été America first.

Le retour officiel à la Doctrine Monroe entérine la remise en cause de la souveraineté, de l’indépendance et de l’autodétermination des peuples acquises si chèrement dans le cadre du mouvement des Indépendances. C’est le retour au jus bellum afin de mieux dépouiller les peuples de leurs terres, c’est le retour à la loi du Far West qui a autorisé le génocide de millions d’Indiens au nom d’un droit à la terre et à la richesse phantasmé. C’est la construction d’alliances organisant l’impunité et le vol des ressources naturelles au détriment des peuples luttant contre le racisme institutionnel, pour le droit à la terre, pour le partage des richesses et pour une expérience politique s’extirpant d’un modèle hiérarchique, entre autres pour les Venezueliens avec celui de l’« Etat communal ». 

Toute cette gente fascisante et populiste, celle qui se gausse et se réjouit de l’arrivée du Président Maduro enchaîné sur le tarmac d’un aéroport nord-américain — comme elle s’était réjouie de la chute de Saddam Hussein ou de Khadafi — oublie que demain elle peut être la cible d’un Trump ou d’un Netanyaou si elle en vient à contrecarrer les plans colonialistes au nom de la domination de la Modernité eurocentrée. Il y a dans cette course mortifère et délétère à la domination une ruée vers le toujours plus, vers le toujours plus haut. Être le plus fort, le seul à mettre à genoux des milliards d’humains pour sa seule réussite et sa sauvegarde. Il y a une indécence déshumanisante qui s’inscrit dans une colonialité du pouvoir et de l’Être visant à abolir tous les garde fous mis en place pour préserver le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour garantir la souveraineté politique des Etats et pour assurer une humaine dignité.

Depuis un certain temps, les damnés assistent à une mise en scène macabre où la vie ne vaut rien face à la fabrique du mensonge et à l’arrogance d’une classe supra-dominante qui réécrit son histoire et s’arrange avec le pouvoir pour le préserver puisqu’il lui appartiendrait de plein droit et parce qu’elle se croit éternelle ! Cette gente est bien naïve, le système financier libéral sur lequel elle s’appuie est en crise et les peuples asphyxiés se lèvent et se révoltent contre une hégémonie apportant la mort. Elle devrait se méfier…Les peuples veulent vivre et danser.

Croit-elle sérieusement qu’il est raisonnable d’imputer au président venezuelien la crise économique ayant eu des conséquences dramatiques sur la vie de millions de Venezueliens sans interroger l’impact des sanctions illégales imposées par les Etats Unis qui ont étranglé le pays depuis des années, sur les tentatives renouvelées de déstabilisation politique et sur les diktats adressés par de nombreux Etats occidentaux pour un changement de régime ? Tous ceux qui, par couardise, ont accepté ces méthodes de domination, expression parfaite de la colonialité du pouvoir, sont responsables, par leur silence et leurs chuchotements, de la situation actuelle et devraient s’inquiéter. Les monstres sont lâchés et les propos de ce président, pour extravagants et choquants qu’ils soient, sont à prendre très au sérieux ; il est de ces hommes qui se réduisent à ce qu’ils disent.

Il n’est pas question avec cet acte d’agression et de kidnapping d’un Président élu de développer des arguties pour savoir si on aime ou pas le Président Maduro, il est question d’un acte illicite au regard du droit international qu’aucun Etat ne peut s’autoriser à commettre sans prendre le risque de se voir bannir de la communauté internationale. Si cette dernière ne prend pas les mesures qui s’imposent à l’égard d’un Etat agresseur alors qu’il n’a été menacé en rien par le Venezuela, elle finira par perdre — et n’est-ce pas trop tard ? — toute crédibilité particulièrement après son inaction et manque de décisions fermes contre l’Etat d’Israël qui commet toujours un génocide en Palestine alors que cet Etat occupe illégalement les terres palestiniennes et qu’il s’est aligné, ainsi que la grande majorité de la communauté internationale, sur un plan de paix qui vise à un ethnocide et à un sociocide par l’expulsion pure et simple de tous les Palestiniens de Gaza et à terme de la Cisjordanie.

Le cadre normatif n’en finit pas de sombrer ; les damnés seront les premières victimes de l’application sélective du droit, de la normalisation des crimes internationaux et de l’impunité systématique dont jouissent les États impérialistes et dont jouiront tous les Etats qui s’aligneront sur cette politique de la force et de la fabrication du mensonge. Mais ils sont les premiers à se lever contre cet ordre mondial semant la mort et la misère.

Aucune hésitation, aussi bien face au génocide des Palestiniens de Gaza mais aussi en République démocratique du Congo ou au Yemen qu’à la déstabilisation de pays entiers tel qu’au Venezuela, nos voix, les voix alternatives, les voix des damnés doivent se joindre à celle des peuples niés, invisibilisés et sacrifiés au nom du capitalisme et du racisme.

La Fondation Frantz Fanon est solidaire des peuples se levant contre la gangstérisation du monde mise en place par des présidents fascisants et populistes. Elle est solidaire du peuple venezuelien face à l’agression illégale des Etats Unis et appelle à ce que des sanctions soient prises contre les Etats Unis pour l’agression militaire commise.

La Fondation Frantz Fanon appelle à une mobilisation renforcée et solidaire contre les interventions militaires et les guerres d’agression impérialistes et à défendre la souveraineté des peuples et leur autodétermination.

Mobilisons nos forces en soutien des peuples agressés ; la paix est impossible sans une justice juste et équitable !

English version:

Frantz Fanon Foundation

Statement

January 6, 2026

 Coloniality, neofascist hubris, and the violation of international law

The Frantz Fanon Foundation condemns the US military bombing of various neighborhoods in Caracas, the killing of any government personnel and civilians, and the kidnapping of the elected President of Venezuela and his wife.  These illegal acts violate several fundamental principles of international law. On the one hand, the Trump administration has taken responsibility for violating Article 2-4 of the United Nations Charter, which commits states not to use force or the threat of force in their international relations in order to destabilize the territorial integrity or political independence of a country. Furthermore, the act committed by the United States constitutes an illegal aggression violating the self-determination of the Venezuelan people guaranteed by Article 1 of the United Nations Charter.

It is based on a blatant lie told by the President of the United States fails to conceal the reasons why he is distorting reality; he is convinced that the South American continent belongs to the United States  and that this requires control over Venezuela’s oil and natural resources, which have never belonged, either directly or indirectly, to the country he governs. This is theft of the kind that the United States has been accustomed to since the application of the Monroe Doctrine (1823) across the entire South American continent and the Caribbean. Let us remember that the United States stole the gold held in Haitian banks a year before they occupied Haiti (1915-1934). We could draw up a long list of the coups d’état it has organized in South America and the Caribbean, which demonstrates a pattern of violating international law in the interest of satisfying imperialist urges, if necessary, through fear or terror. For that reason, it is not surprising that the 21st century neo-fascism of “America first” not only terrorizes migrants at home but it is also interventionist and imperialistic abroad.

The official return to the Monroe Doctrine confirms the questioning of the sovereignty, independence, and self-determination of peoples, which were so dearly won during the independence movements. It is a return to jus bellum in order to better strip peoples of their lands, a return to the law of the “Wild West” that authorized the genocide of millions of Native Americans in the name of a fantasized right to land and wealth. It is the construction of alliances that organize impunity and the theft of natural resources to the detriment of peoples fighting against institutional racism, for the right to land, for the sharing of wealth, and for a political experiment that breaks away from a hierarchical model, among others for Venezuelans that of the “communal state.” 

Those outside the United States who gloat and rejoice at the arrival of President Maduro in chains on the tarmac of a North American airport forget that tomorrow they may be the target of a Trump or a Netanyahu if they thwart their colonialist plans, justified in the name of Eurocentric modernity and/or “America first” policies. In this deadly and deleterious race for domination, there is a rush for more and more, for higher and higher. To be the strongest, the only one to bring billions of humans to their knees for their own success and preservation constitutes a prime goal for political powers that draw inspiration from and are committed with the principles of modernity/coloniality. There is a dehumanizing indecency that is part of a coloniality of power and Being aimed at abolishing all the safeguards put in place to preserve the right of peoples to self-determination, to guarantee the political sovereignty of states, and to ensure human dignity.

For some time now, the damned have been witnessing a macabre spectacle in which life is worthless in the face of the fabrication of lies and the arrogance of a supra-dominant class that rewrites its history and colludes with those in power to preserve it, since it believes it is rightfully theirs and that they are eternal! This class is very naive. The liberal financial system on which it relies is in crisis, and the suffocated peoples are rising up and revolting against a hegemony that brings death. It should be wary… The peoples want to live and dance.

Does this supra-dominant class and the sectors that support it seriously believe that it is reasonable to blame the Venezuelan president for the economic crisis that has had dramatic consequences on the lives of millions of Venezuelans without questioning the impact of the illegal sanctions imposed by the United States, which have strangled the country for years, the repeated attempts at political destabilization, and the dictates of many Western states calling for regime change? All those who, out of cowardice, have accepted these methods of domination, the perfect expression of the coloniality of power, are responsible, through their silence and whisperings, for the current situation and should be concerned. The monsters have been unleashed, and this president’s words, however extravagant and shocking they may be, must be taken very seriously; he is one of those men who are defined by what they say.

This act of aggression and kidnapping of an elected president is not a matter of debate about whether one likes President Maduro or not; it is an illegal act under international law that no state can commit without risking being banned from the international community. If the latter does not take the necessary measures against an aggressor state, even though it has not been threatened in any way by Venezuela, it will end up losing—and will it not be too late?—all credibility, particularly after its inaction and lack of firm decisions against the State of Israel, which continues to commit genocide in Palestine while illegally occupying Palestinian land and aligning itself, along with the vast majority of the international community, with a peace plan that aims at ethnocide and sociocide through the outright expulsion of all Palestinians from Gaza and, ultimately, from the West Bank.

The normative framework continues to collapse; the damned are and will continue to be the first victims of the selective application of the law, the normalization of international crimes, and the systematic impunity enjoyed by imperialist states and by all states that align themselves with this policy of force and fabrication of lies. But they are the first to rise up against this world order that sows death and misery.

Without hesitation, whether in the face of the genocide in Gaza, in the Democratic Republic of Congo or in Yemen, or in the face of the destabilization of entire countries such as Venezuela, our voices, the voices of the damned and of those who refuse to live in a world of damnation must join those of the peoples denied, made invisible, and sacrificed in the name of capitalism and racism everywhere.

The Frantz Fanon Foundation stands in solidarity with peoples rising up against the gangsterization of the world brought about by fascist and neo-fascist political leaders and economic elites. It stands in solidarity with the Venezuelan people in the face of illegal aggression by the United States and calls for sanctions to be imposed on the United States for its military aggression. It also calls for the consistent application of international law and of principles of decolonization, for increased mobilization and solidarity against military interventions and imperialist wars of aggression, and for the defense of peoples’ sovereignty and self-determination.

Let us mobilize our forces in support of the peoples under attack; peace is impossible without fair and equitable justice!

Versión española:

Comunicado de la Fundación Frantz Fanon

6 de enero de 2026

Colonialidad, hybris neofascista y violación del derecho internacional

La Fundación Frantz Fanon condena el bombardeo perpetrado por el ejército de los Estados Unidos contra varios barrios de Caracas y el secuestro del presidente electo de Venezuela y su esposa. Este acto ilícito viola varios principios fundamentales del derecho internacional; por un lado, la administración de Trump asumió la responsabilidad de violar el artículo 2.4 de la Carta de las Naciones Unidas, que obliga a los Estados a no recurrir, en sus relaciones internacionales, al uso de la fuerza o a la amenaza del uso de la fuerza para no desestabilizar la integridad territorial o la independencia política de un país. Por otro lado, el acto cometido por los Estados Unidos constituye una agresión ilegal que viola el derecho del pueblo venezolano a la autodeterminación garantizada por el artículo 1 de la Carta de las Naciones Unidas.

Este acto se basa en una burda mentira del presidente de los Estados Unidos; ni siquiera consigue ocultar las razones por las que falsifica la realidad; está convencido de que América del Sur pertenece a los Estados Unidos, «America first», y eso pasa por el control del petróleo y los recursos naturales de Venezuela, que jamás han pertenecido, ni remotamente, al país que gobierna. Se trata de un robo como los que Estados Unidos viene cometiendo desde la aplicación de la Doctrina Monroe (1823) en todo el América del Sur y el Caribe. Recordemos que Estados Unidos robó el oro de los bancos haitianos un año antes de ocupar Haití (1915-1934). Podríamos enumerar sin cesar la larga lista de golpes de Estado que han organizado en América del Sur y el Caribe; poco les importa transgredir el derecho internacional, necesitan saciar sus apetitos imperialistas, si es necesario mediante el miedo o el terror. Lo más importante siempre ha sido «America first».

El retorno oficial a la Doctrina Monroe confirma el cuestionamiento de la soberanía, la independencia y la autodeterminación de los pueblos, conquistadas con tanto esfuerzo en el marco del movimiento independentista. Es el retorno al jus bellum para despojar mejor a los pueblos de sus tierras, es el retorno a la ley del Lejano Oeste que autorizó el genocidio de millones de indígenas en nombre de un derecho a la tierra y a la riqueza fantaseada. Es la construcción de alianzas que organizan la impunidad y el robo de los recursos naturales en detrimento de los pueblos que luchan contra el racismo institucional, por el derecho a la tierra, por el reparto de la riqueza y por una experiencia política que se aleja del modelo jerárquico, entre otros, para los venezolanos con el del «Estado comunal».

Toda esa gentuza fascistizante y populista, la que se burla y se regocija por la llegada del presidente Maduro encadenado a la pista de un aeropuerto norteamericano —como se regocijó por la caída de Saddam Hussein o Gadafi—, olvida que mañana puede ser el blanco de un Trump o un Netanyahu si llega a frustrar los planes colonialistas en nombre del dominio de la modernidad eurocéntrica. En esta carrera mortífera y deletérea por el dominio hay una fiebre por conseguir siempre más, por llegar siempre más alto. Ser el más fuerte, el único capaz de poner de rodillas a miles de millones de seres humanos para garantizar su propio éxito y su propia supervivencia. Hay una indecencia deshumanizante que se inscribe en una colonialidad del Poder y del Ser que pretende abolir todos los diques establecidos para preservar el derecho de los pueblos a disponer de sí mismos, para garantizar la soberanía política de los Estados y para asegurar la dignidad humana.

Desde hace algún tiempo, los condenados asisten a una escenificación mortuoria en la que la vida no vale nada frente a la fábrica de mentiras y la arrogancia de una clase hiperdominante que reescribe su historia y pacta con el poder para preservarlo, ya que le pertenece por derecho y porque se cree eterna. Esta gentuza es profudamente ingenua, el sistema financiero liberal en el que se apoya está en crisis y los pueblos asfixiados se levantan y se rebelan contra una hegemonía que trae la muerte. Debería desconfiar… Los pueblos quieren vivir y bailar.

¿Acaso cree seriamente que es razonable culpar al presidente venezolano de la crisis económica que ha tenido consecuencias dramáticas en la vida de millones de venezolanos sin cuestionar el impacto de las sanciones ilegales impuestas por Estados Unidos, que han estrangulado al país durante años, sobre los renovados intentos de desestabilización política y sobre los diktats de numerosos Estados occidentales para un cambio de régimen? Todos aquellos que, por cobardía, han aceptado estos métodos de dominación, expresión perfecta de la colonialidad del poder, son responsables, por su silencio y sus susurros, de la situación actual y y harían bien en inquietarse. Los monstruos han sido liberados y las declaraciones de este presidente, por extravagantes y chocantes que sean, deben tomarse muy en serio; es uno de esos hombres que se reducen estrictamente a sus palabras.

Con este acto de agresión y secuestro forzado de un presidente electo, no se trata de discutir si nos gusta o no el presidente Maduro, se trata de un acto ilícito según el derecho internacional que ningún Estado puede permitirse cometer sin correr el riesgo de ser expulsado de la comunidad internacional. Si esta última no toma las medidas necesarias contra un Estado agresor, cuando dicho Estado no ha sido amenazado en absoluto por Venezuela, acabará perdiendo —¿y no será entonces demasiado tarde? toda su credibilidad, especialmente tras su inacción y su falta de decisiones firmes contra el Estado de Israel, que sigue cometiendo un genocidio en Palestina, mientras que este Estado ocupa ilegalmente los territorios palestinos y se ha alineado, junto con la gran mayoría de la comunidad internacional, en un plan de paz que tiene como objetivo el etnocidio y el sociocidio mediante la expulsión pura y simple de todos los palestinos de Gaza y, a largo plazo, de Cisjordania.

El marco normativo internacional no deja de hundirse; los condenados serán las primeras víctimas de la aplicación selectiva de la ley, de la normalización de los crímenes internacionales y de la impunidad sistemática de la que gozan los Estados imperialistas y de la que disfrutarán todos los Estados que se alineen con esta política de la fuerza y la fabricación de mentiras. Pero los pueblos son los primeros en levantarse contra este orden mundial que siembra la muerte y la miseria.

Sin vacilar: frente al genocidio de los palestinos de Gaza como ante el de la República Democrática del Congo o Yemen, o ante la desestabilización de países enteros como Venezuela, nuestras voces, las voces alternativas, las voces de los condenados deben unirse a las de los pueblos negados, invisibilizados y sacrificados en nombre del capitalismo y el racismo.

La Fundación Frantz Fanon se solidariza con los pueblos que se levantan contra la gangsterización del mundo instaurada por presidentes fascistas y populistas. Se solidariza con el pueblo venezolano frente a la agresión ilegal de los Estados Unidos y pide que se impongan sanciones a los Estados Unidos por la agresión militar cometida.

La Fundación Frantz Fanon hace un llamamiento a una movilización reforzada y solidaria contra las intervenciones militares y las guerras de agresión imperialistas y a la defensa de la soberanía de los pueblos y su autodeterminación.

Movilicemos todas nuestras fuerzas en apoyo de los pueblos agredidos; ¡la paz es imposible sin una justicia justa y equitativa!